ETUDE DU COMPORTEMENT
Marc Lagrange
Comportementaliste canin
Membre du comité de la Société Canine de la Dordogne
Président de la Commission d'Utilisation Régionale
Président du Club du Chien de la Vallée de la Dordogne
Educateur canin 2ème degré
Moniteur abilité à la pratique du mordant
Conducteur de chiens de haut niveau
Ancien homme d'attaque
 
Spécialiste du comportement canin, je me mets à votre disposition pour tenter de résoudre les mauvaises habitudes ou les comportements gênants de votre chien.
Il faut croire que les chiens d’aujourd’hui ne sont pas vraiment adaptés à notre vie moderne. D’autre part, malgré les nombreux ouvrages sur l’éducation et le comportement parus ces dernières années, vous ne faîtes peut-être pas ce qu’il convient pour cette intégration.
En fait, ce qui apparaît lorsque l’on étudie les problèmes comportementaux, c’est que vous, maîtres, attendez une résolution pratique et efficace en contact direct avec la réalité, à laquelle vous êtes confrontés chaque jour, et qui empoisonnent votre vie.
Donc n’hésitez pas à faire une consultation comportementaliste pour votre compagnon, qui a peur, détruit, saute sur les gens, n’obéit pas, ne peut rester seul, etc.
32 années de pratique, d’observation et d’échange avec les meilleurs éthologues canins à votre service
 
Quelle est la place du chien dans la famille ?
 
Les louveteaux vont naître au printemps, il faut qu’ils aient tout appris avant l’hiver s’ils veulent suivre la meute vers les régions de chasse. Il faut qu’ils soient prêts mentalement et physiquement vers l’âge de six mois pour pouvoir affronter les réalités de la vie, en cas de carence, cela risque de se répercuter sur toute leur existence. C’est surtout à travers le jeu que vont être enseignées les grandes règles comme la hiérarchisation, les techniques de camouflage ou celles de la chasse, la coopération et la cohésion du groupe...
Les louveteaux, comme les chiens, non socialisés à l’humain, régressent et développent une crainte de l’homme s’ils ne sont pas exposés régulièrement à des personnes jusqu’à l’âge de 6-8 mois.
Les jeux entre chiots commencent vers 3 à 4 semaines, il apprend les signaux, comment les émettre, comment y répondre (morsure inhibée). Vers 6 à 7 semaines, l’apprentissage peut se faire par imitation d’un des chiots, chez les loups, la maîtrise absolue des moyens de communication avec les congénères est nécessaire en particulier pour la chasse en meute. Le guidage des jeunes est très souvent observé en phase d’apprentissage par des adultes, mais c’est surtout au chef de meute qu’appartient le dernier mot.
Le loup a la même structure familiale que les humains. Il a été domestiqué il y a environ 100 000 ans, c’est le phénomène de l’imprégnation qui permit cette intégration. L’animal domestique est devenu animal de compagnie. Le chien est le premier à s’être intégré dans le groupe humain. C’est un animal de meute, il se soumet à une autorité, il est dépendant de l’homme, c’est un loup avec des caractères juvéniles (goût du jeu). Le chien voit l’homme comme un autre chien.
Il est facilement adaptable (mode de vie, lieu, alimentation).
Son ancêtre le loup possédait toutes les possibilités de variations dans sa génétique ( taille, coloris de pelage).
Les premières sélections étaient utilitaires (chasse, berger, garde, traction).
Les critères esthétiques sont apparus à partir d’anomalies génétiques (nanisme, basset, gigantisme, poils longs, absence de poils, face écrasée).
Les premières sélections des races étaient basées sur leur manière de chasser, puis sur la forme des oreilles, et plus tard sur la silhouette. A l’heure actuelle, la classification se fait par groupes. Il existe des modes qui sont néfastes à la qualité des races tant du point de vue physique que psychique. La richesse des relations du chien avec l’homme et les interactions sont nombreuses. Il équilibre l’humain en calmant et en rassurant, et participe à l’épanouissement psychologique.
-------------------------------------------------

Le chien est un lien avec la nature que l’homme a tendance à oublier. Il mobilise par ses besoins d’exercice, il permet de satisfaire le besoin de s’exprimer, de toucher, de jouer (interdit social). Il offre la possibilité d’aller à la rencontre des autres humains. Il doit être agréable pour les maîtres ainsi que pour les autres personnes.
Son comportement reflètera l’éducation qu’on lui aura donné :
- la sociabilité
- les gens (visiteurs, passants, facteur) ainsi que les autres animaux (chiens, chats)
- la résistance au stress
- il doit apprendre à supporter la foule, le bruit, les voitures,
- pas d’aboiements intempestifs,
- à la maison, il faut lui apprendre la solitude.
Le chien de compagnie est débarrassé de toutes les exigences de la survie : se nourrir et s’abreuver, se protéger des prédateurs, trouver un abri, se soigner, mettre au monde des petits et les soigner, vivre avec les congénères, etc. Dans certains cas, n’est-il pas devenu un assisté ?
Pour qu’il soit bien dans sa tête, il faut laisser s’exprimer les instincts naturels par des sorties et des activités sportives.
Si on ne peut pas faire autrement par manque de temps, le simple fait de jouer avec son maître avec une balle, met en jeu les mécanismes ancestraux. Un quart d’heure par jour, et il se sentira mieux.
Le chien de berger qui parcourt environ 50 kms pendant sa journée de travail n’a pas de problèmes de comportement, lorsqu’il rentre le soir, il dort... Fournissez-vous assez de stimulations à votre chien, quelle que soit sa race ?
Il faut considérer le chien comme un loup domestiqué, il en a tous les instincts, même si certains sont amoindris. Dans tous les cas, y compris chez ceux qui s’éloignent de beaucoup physiquement de leur ancêtre, il reste un canidé. Il ne sera jamais un substitut d’humain, ou à l’opposé, un jouet.
Pour tenter de rééduquer les comportements déviants qui peuvent grever lourdement les rapports avec les maîtres pendant toute son existence, il faut commencer par un examen médical auprès d’un vétérinaire afin d’éliminer les affectations qui peuvent en être la cause.
Ensuite, il faudra avoir une démarche éthologique en examinant le problème dans le lieu même où il survient (sans y être mêlé), ainsi que faire preuve d’empathie en tenatnt de se mettre à la place de l’animal afin de ressentir les évènements comme lui. Ce n’est qu’à ce moment-là seulement, que l’on pourra établir une stratégie d’analyse, afin d’essayer de solutionner le comportement gênant.
Il faut être conscient que chaque chien est un individu avec des caractéristiques personnelles issues de son espèce, de sa race et de son vécu, depuuis l’état de foetus jusqu’au moment de l’observation.
L’élément le plus difficile à contrôler et à orienter demeure cependant le maître, qui ne coopère pas toujours à la rééducation et qui entretient avec son chien une relation complètement faussée, qui reste difficile à corriger.
Le chien qui a un différend relationnel avec son maître, peut alors mordre, car l’inhibition naturelle qui empêche de s’en prendre à un supérieur, est levée.
La démarche éthologique exige d’assister à la situation pour en reconnaître les particularités qui peuvent échapper au maître.


 
)^=